Œnotourisme or not œnotourisme ?

Posté par le sept. 10, 2013 dans Blog | Pas de commentaires
Œnotourisme or not œnotourisme ?

La France du vin

« Le vin et le tourisme interagissent, les deux reposant sur la valorisation d’un espace géographique, le tourisme valorise la viticulture, qui est en retour un moyen de développer le tourisme par les paysages et la culture, l’identité qu’elle façonne. (Mitchel &Hall, 20031)».

La France du vin c’est un peu plus de 780 000 ha, plus de 10 000 vignerons indépendants et 750 structures coopératives. Les vins et spiritueux sont le deuxième poste excédentaire de la balance commerciale française, derrière l’aéronautique, ils représentent à eux seuls 83 % de l’excédent de l’agroalimentaire français. C’est dire s’il faut défendre, via le tourisme, un secteur souvent négligé par les pouvoirs publics en raison d’un aspect santé publique sensible et promouvoir un “bien boire” à haute valeur économique et culturelle.

Le vignoble français est un monument historique et patrimonial au même titre que les grands sites que sont le pont du Gard, Rocamadour ou le Mont-Saint-Michel. Plusieurs régions viticoles ne s’y sont pas trompées défendant âprement leur candidature au classement du patrimoine mondial de l’UNESCO : si le dossier Val de Loire a été finalement retenu, Bourgogne et Champagne ne désespèrent de voir leurs démarches aboutir.

De manière paradoxale, alors que la France est la première destination touristique mondiale et un des plus importants producteur mondial de vin,  l’oenotourisme y est peu développé.
Les politiques de promotion des régions viticoles ont toutes pour but d’inciter le vigneron à devenir un professionnel du tourisme à l’instar de ce qui se pratique déjà en Californie, en Italie ou en Espagne où certaines propriétés sont devenues de véritables lieu de luxe et de détente et où tout est prévu pour l’achat de produits dérivés. Mais tous les vignerons ne pourront pas faire de leur exploitation un « oenoland » qui satisferait toute la famille de type Hameau Duboeuf. Le manque de formation, de moyens, de temps ou d’envie en sont les obstacles majeurs. C’est pour cela que les études faites sur l’oenotourisme se concentrent bien souvent sur l’amélioration des espaces viticoles en eux-mêmes : signalétique, accès, commodités.

Les bienfaits potentiels de l’oenotourisme tant pour les viticulteurs que pour la valorisation du patrimoine français sont indéniables, on ne peut qu’encourager toute initiative allant dans ce sens. L’oenotourisme est en passe de devenir un créneau tendance et de nombreuses structures proposant une offre « visite de domaine dégustation de vin » apparaissent chaque jour.
Vin Vigne Voyages est de celles-ci. Cependant, notre agence n’est pas le résultat d’une étude marketing par de jeunes pousses des écoles de commerces, elle est le fruit d’une véritable préoccupation de personnes issu du tourisme, de la communication et de l’oenologie ayant souhaité développer une offre où éthique et pédagogie vont de pair.

Éthique, cela veut dire que nous privilégions les domaines qui ont opté pour une agriculture respectueuse de l’homme et du milieu sur lequel il agit, que nous cherchons à proposer un accueil authentique, par authenticité nous entendons les domaines qui n’ont pas excessivement balisé la réception du public, pour rendre possible rencontre et échange, que nous n’entraînons pas notre clientèle dans longs marathons dégustation où la quantité ferait office de qualité, et enfin que nous nous chargeons toujours du transport afin d’apporter quiétude et sécurité face à l’impossible association entre dégustation de vin et conduite automobile.
Pédagogie parce que nous pensons que notre prestation doit être une véritable composante thématique, qui, au-delà de la dégustation et de la vente du vin à la propriété, offrira une ouverture complète sur l’histoire, la géographie, les traditions, l’artisanat, la culture de chaque région viticole.

La vocation de Vin Vigne Voyages est d’aider à comprendre les choix du vigneron, à connaître davantage la culture de la région pour mieux comprendre son environnement, et être sensibilisé à sa préservation.

C’EST PARTI !

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